Les nazis avaient un culte de la nature qui crée des convergences avec "l'écologie profonde"
Résumé
Citations
« Il y a de quoi s’inquiéter, nous dit Ferry, car la critique de la modernité peut recevoir le soutien des religions, et aussi des néo-fascistes et des ex-staliniens, « dont les convictions antilibérales passées ou présentes, refoulées par nécessité plus que par raison, ne demandent qu’à s’investir dans une nouvelle aventure de la politique scientifique » (p. 27). Or, on trouve dans l’attitude du nazisme à l’égard de la nature des positions proches de l’écologie profonde : « Les thèses philosophiques qui sous-tendent les législations nazies recoupent souvent celles que développera la deep ecology et ce, pour une raison qu’on ne saurait sous-estimer : dans les deux cas, c’est à une même représentation romantique et / ou sentimentale des rapports de la nature et de la culture que nous avons affaire, liée à une commune revalorisation de l’état sauvage contre celui de (prétendue) civilisation » (p. 185). »
« Selon Ferry, les nazis reprennent un thème central du sentimentalisme romantique, la nécessité de protéger la nature vierge et non touchée par l'homme, qu'il rapproche des thèmes développés par l'écologie profonde. À l'opposé, le classicisme, à la suite de Descartes, considère que l'homme doit, par la culture, se dégager de la nature, comme dans les jardins à la française qui organisent et civilisent la nature. Luc Ferry, à partir des écrits de Schoenichen, voit dans les théories nazies une volonté de préserver non seulement la nature, mais aussi, comme chez les tiers-mondistes, les peuples du monde dans leur authenticité, contre le colonialisme qui les asservit cruellement. Il rapproche des écrits de Schoenichen l'importance que donnent certains écologistes, dont Antoine Waechter, au rattachement d'un être humain à une communauté et à son enracinement dans un territoire. »
Références
Justifications
Objections
Débat parent